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Xiberoa

Les mascarades souletines débutent ce dimanche à Larrau

Frederik Verbeke

18/01/2010

Le petit village de Larrau accueille ce dimanche la première représentation. L'art consiste à "faire passer la critique, puisée dans l'actualité et dans la vie du village, sur un mode humoristique."

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La saison des mascarades souletines débute ce dimanche à Larrau (Soule-Xiberoa). Le coup d''envoi des mascarades était prévu dimanche dernier, mais les intempéries ont obligé à reporter le début.

Le petit village de Larrau accueille donc ce dimanche 17 janvier la première représentation, alors que la mascarade de Camou, initialement prévue le 17 janvier sera reportée au 25 avril de sorte que le reste du programme reste inchangé.

Au total 14 villages accueilleront la mascarade d''ici fin avril: Larrau (17 janvier),&' || 'nbsp; Licq (24 janvier), Tardets (31 janvier), Esquiule (7 février), Musculdy (14 février), Roquiague (21 février), Aussurucq (7 mars), Alçay/Lacarry (14 mars), Ste Engrâce (21 mars), Alos (28 mars), Barcus (4 avril), Ordiarp (11 avril) et&' || 'nbsp; Larrau (18 avril) et Camou (25 avril).

La mascarade s''inscrit dans le rite carnavalesque rural souletin. C''est l''un des rituels souletins les mieux conservés. L''un des objectifs de la mascarade est de "jouer avec la vie publique et de dénoncer, de façon satirique, des problèmes de société".


Les mascarades souletines

La mascarade se déroule selon un rituel très précis. Les participants se mettent en route vers le village où a lieu la mascarade. Tout en dansant, ils vont de maison en maison. Des barricades - des danses et des affrontements simulés - ont lieu le matin (10h00), leur empêchant l''accès au village. Après le déjeuner, vers 16h00, la mascarade arrive sur la place du village pour y effectuer des danses et du spectacle.

Deux sortes de personnages font partie de la mascarade: les rouges (gorriak) et les noirs (beltzak). Les rouges sont des gens honnêtes et bons. Parmi eux se trouvent d''habitude les meilleurs danseurs. Les noirs, par contre, sont méchants, sans vergogne, buveurs de vin, sales, etc. Ils sont les ennemis des rouges.

Pendant que les rouges dansent, les noirs jouent des tours et se moquent de tout. A la fin de la représentation tous les participants à la mascarade dansent ensemble avec le public.

La littérature orale festive utilisée pendant les mascarades "doit se conformer à une forme d''expression traditionnelle (versets monorimes isosyllabiques)," explique Eric Dicharry dans une étude publiée par la revue Oihenart. "Elle doit faire appel à la mémoire collective détenue par les anciens et la maîtrise de la langue prend ici toute sa signification."

L''art consiste à "faire passer la critique, puisée dans l''actualité et dans la vie du village, sur un mode humoristique, mais aussi de faire agir," indique Eric Dicharry, en ajoutant que "le rite peut devenir thérapeutique pour les compositeurs des énoncés, la fête devient alors le moyen pour une minorité culturelle de faire entendre ses revendications identitaires et linguistiques."

Retrouvez plus d''infos et de jolies images sur le site de l''Institut culturel basque. Lire aussi l''entretien avec Eric Dicharry publié ce samedi à la Une du Journal du Pays Basque.




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