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Confinés au centre de l'usine

Où il nous faut reparler de ces 390 big bags et donc, de ces 300 m3 de terres contaminées

Ramuntxo Garbisu

19/04/2009

A l'intérieur de l'usine, depuis 11 ans, était donc confinée une quantité très importante de sacs contenant de la terre contaminée : "très important", ça représente combien, exactement ?

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Par téléphone, M. Capdepuy précisait la semaine dernière qu''ils étaient en voie de transfert : "une partie vers un site approprié, et une autre partie vers l''ANDRA" en ce qui concerne les plus contaminés.

Une surprise pour l''ANDRA,&' || 'nbsp; qui n''a reçu aucune demande officielle de cette usine du Boucau et qui par ailleurs, n''a plus aucun contact administratif avec Fertiladour depuis le 28 juillet 2005 et leur demande de classification concrète des déchets.

&' || 'nbsp;"Nous ne savons toujours pas ce qu''il y a à Boucau et dans quelles quantités exactes, la note de 2004 ayant été rédigée par l''exploitant lui-même", précise Valérie Renauld, à la Direction de la Communication et des Affaires Internationales de l''ANDRA, pas plus qu''elle n''a jamais su exactement le contenu précis de ces 298,4 m3 de terres décrits comme "à Très faible Activité".

Depuis 2003, l''ANDRA a créé des structures de stockage de ces TFA, encore insuffisantes pour accueillir la totalité de ces déchets, par ailleurs pris très au sérieux par cet organisme. L''atitude est donc laissée aux exploitants de garder sur leurs sites les big bags, sous couvert de protection très stricte de l''environnement et des personnes, et, depuis 2006, de concevoir leur transfert vers des décharges industrielles dites "de déchets ultimes", comme ce choix effectué par la société Fertiladour.

"C''est l''exploitant de Boucau qui, il y a quelques jours, nous a répondu qu''il avait choisi une filiale du groupe Suez pour traiter la majorité des bigs bags vers Paris. Il s''appuie sur une directive ministérielle de 2006, et pour l''expert qui l''a contacté, c''est un peu une première, dans un cas comme celui-ci".

Une solution qui semble avoir un premier avantage : l''ANDRA facture à peu près 1.000 euros le mètre cube de terre à traiter, lorsqu''une décharge industrielle facture 25 fois moins la même quantité. Un problème de société sur lequel se pencheront peut-être un jour nos gouvernants, mais pour un industriel, sur 300 m3, la différence est substantielle. Pour la DRIRE de Pau, "l''argument économique existe mais il est aussi vrai que l''ANDRA, au-delà de ses coûts parfois rédhibitoires, a des vrais problèmes d''accueil de déchets. Et par ailleurs, ce choix de prestataire est effectivement légal depuis 2006", y souligne-t-on.

Une opération légale de plus pour l''assainissement du site, mais qui présente également un deuxième avantage : celle d''échapper à la surveillance publique en traitant avec une société privée. L''ANDRA ne verra donc jamais passer ces 373 bigs bags de 0.8 m3 déclarés par l''exploitant., "effectivement confinés dans cet espace cerclé de parois de béton", confirme l''inspecteur DRIRE de la zone portuaire de Bayonne.

Un espace que l''on peut estimer, sur cette photo, à un rectangle de 10 à 12 mètres de long, sur environ 5 à 6 mètres de large. Soit au maximum, une surface de 72 mètres carré. Pour y faire contenir les 312 mètres cube de terres contaminées déclarées par l''exploitant à l''Agence nationale des déchets radioactifs en 2004, il faudrait donc observer un empilement de ces bigs bags sur une hauteur de&' || 'nbsp; 4,33 m, ce qui, sur la photo ou sur la vidéo réalisée à l''intérieur, ne "saute pas aux yeux" facilement.

A peine peut-on estimer à 1,50 m la hauteur moyenne d''empilement des bigs bags. Soit une quantité d''environ 100 mètres cube de terres, et donc le tiers des quantités déclarées officiellement. Une sujet d''étonnement partagé par M. Boulaigue à la DRIRE de Pau.



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