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Lignes ferroviaires

LGV au Pays Basque: RFF conteste la contre-étude

Frederik Verbeke

12/02/2010

RFF a annoncé sa position sur l'étude CITEC sur la LGV au Pays Basque, faisant des réserves sur la méthode utilisée et sur les hypothèses retenues. Une annonce aussitôt contestée par le CADE.

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Réseau ferré de France (RFF) ne partage pas les conclusions de la contre-étude que trois communautés de communes du Pays Basque avaient commandée au bureau d''études suisse CITEC, a-t-il annoncé mardi dans un communiqué de presse. Une annonce aussitôt contestée par le collectif d''associations de défense de l''environnement (CADE).

RFF fait des réserves à la fois sur la méthode utilisée et sur les hypothèses retenues dans cette étude qui démontre que les voies existantes entre Bayonne et Hendaye, avec quelques aménagements, pourront suffire pendant près d''un demi siècle, jusqu''en 2050.

La saturation des voies ferroviaires existantes étant un argument important dans les discours de ceux qui défendent la nécessité et l''urgence de nouvelles lignes à grande vitesse (LGV) en Pays Basque nord, RFF a cherché des arguments pour rejeter les conclusions de l''étude CITEC, plusieurs mois après sa présentation.

"Les réserves de Réseau ferré de France sur l''étude Citec concernent à la fois les prévisions de circulations, les dessertes envisagées et l''occupation des voies", signale RFF dans son communiqué. Selon RFF, "la France s''est engagée vis-à-vis de l''Espagne et de l''Europe à réaliser sur cet axe européen un réseau ferroviaire à hautes performances".

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RFF conteste les conclusions de l''étude CITEC

RFF estime que des perspectives de développement des TER ou d''un tram-train au Pays basque sont ignorées par CITEC, que les conditions d''exploitation des trains envisagées sont difficilement conciliables avec les contraintes de la ligne existante et des gares, qu''un développement du trafic de marchandises imaginé par CITEC ne correspond pas aux réalités du marché."

En plus, RFF estime que "l''augmentation importante du trafic sur la ligne existante tel que l''estime possible l''étude CITEC aurait un impact négatif très fort sur les territoires traversés". Une hausse du trafic sur les lignes existantes deviendrait "très nuisante et très contraignante pour les agglomérations traversées". Une nouvelle ligne ne provoquerait pas ce problème, selon RFF.

Enfin, il estime que l''étude CITEC "ne tient pas compte des avantages de la grande vitesse", des avantages que RFF retrouve dans les gains de temps et la réduction du trafic aérien au bénéfice du train, et critique le fait que l''étude se limite au tronçon Hendaye-Bayonne.

Et de conclure que la "réalisation d''une ligne nouvelle entre Bordeaux et l''Espagne pour venir seconder la ligne existante, est nécessaire et doit être préparée dès maintenant."

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Le CADE conteste la contestation

Extrêmement vigilant quant aux actualités qui accompagnent la nouvelle LGV du Pays Basque, le collectif des associations de défense de l''environnement (CADE) a aussitôt réagi avec virulence en rejetant plusieurs arguments de l''annonce officielle de RFF.

L''étude CITEC n''a pas ignoré le développement des TER ou d''un tram-train au Pays basque, comme le prétend RFF, souligne Victor Pachon, porte-parole du CADE. Par ailleurs, si RFF estime que la charge nette des trains de fret ne dépassera pas 450 t, M. Pachon souligne que "le plan fret adopté pour la SNCF liquide les wagons isolés pour ne garder que des trains massifs et que le CADE défend l''idée de trains longs de 1000m (prévus par le Grenelle de l''environnement) et donc plus lourds à partir d''Hendaye".

Quant aux impacts négatifs pour les riverains des territoires traversée, RFF défend une position différente à celle qu''il adopte en Gironde: "RFF souligne encore un très fort impact pour les riverains chez nous alors que confrontée à une augmentation du trafic à Talence (Sud Ouest Gironde du 26 nov) elle se montre rassurante pour les riverains girondins."

Enfin, Victor Pachon tient à souligner aussi le silence de RFF par rapport aux temps de succession des trains: "il est remarquable de constater que si dès les premiers jours, RFF avait tiré à boulets rouges contre les temps de succession des trains envisagés dans l''étude CITEC (3mn à partir de 2030), RFF fait désormais silence complet sur cette question."

"Comment expliquer que la principale critique formulée en novembre par RFF ait totalement disparu?," se demande Victor Pachon, en ajoutant "parce que RFF vient de signer un accord avec Alstom pour équiper 2200 km de ligne du système européen de contrôle des trains qui permet ce temps de succession."



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