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Le Pays Basque demande la fermeture de la centrale nucléaire de Garoña

Rédaction

15/03/2011

Le Parlement basque a renouvelé sa demande de fermeture de la plus ancienne centrale nucléaire d'Espagne toute proche, qui inquiète également les écologistes à Bayonne, élus ou membres de Bizi.

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Ce mardi, en réaction aux inquiétudes soulevées par la catastrophe nucléaire au Japon, le Parlement basque d''Euskadi a renouvelé sa demande de fermeture de la plus ancienne centrale nucléaire de Garoña, près de Burgos, soit l''unité la plus proche de la Communauté autonome basque, à proximité de la province basque d''Alava.

C''est la seconde fois en deux ans que l''exécutif basque exige l''abandon de cette centrale, régulièrement pointée du doigt par Greenpeace et le collectif local anti-nucléaire Ekologistak Martxan, mais c''est la première fois depuis qu''avait été ouverte l''an passé la possibilité d''étendre la durée de vie des centrales nucléaires en Espagne au-delà des 40 ans actuellement fixés comme "limite d''âge".

Rapporteur de l''initiative, Mikel Arana (Ezker Batua-Berdeak, écologistes basques) a montré sa préoccupation des conséquences de cette modification législative récente sur l''avenir de la centrale nucléaire de Garoña, dont la fermeture prévue est fixée à juillet 2013, la gouvernance socialiste en Espagne alimentant ses doutes sur cette promesse.

La représentante socialiste Natalia Rojo a répondu qu''il ne fallait pas mettre en doute sa sécurité, les analyses du Conseil de Sécurité Nucléaire ayant établi que "les mesures de sécurité sont prises" et que "cela n''a rien à voir avec ce qui est en train de se passer au Japon".

De son côté, Manuel Chaves, ministre espagnol de la Politique territoriale et de l''Administration publique, a renouvelé la position de l''exécutif central, à savoir "la fermeture de Garoña en 2013", une "décision inchangée" a-t-il conclu.

Construit entre 1966 et 1970, soit à la même époque que la centrale de Fukushima, la centrale de Santa Maria de Garoña fait régulièrement l''objet de controverses.

En avril 2009, le Conseil de sécurité nucléaire (CSN) avait confirmé un incident ayant provoqué l''arrêt de son générateur principal, et précisé qu''il n''y avait "aucun risque de fuite radioactive ou de dommages pour l''environnement". Il avait également indiqué que les systèmes de sécurité avaient été activés correctement et qu''une enquête avait été ouverte sur l''incident.

L''Espagne compte six centrales nucléaires qui fournissent jusqu''à 30% de l''électricité du pays. Un moratoire sur la construction de nouvelles centrales a été instauré en 1983 et le gouvernement socialiste de José Luis Zapatero avait promis l''abandon progressif de cette énergie au fur et à mesure que les huit réacteurs du pays atteindront la fin de "leur vie utile", en 2028 pour le dernier.

En Pays Basque nord, la présence de deux centrales à 200 km de Bayonne, celle de Garoña mais également celle du Blayais, en Gironde, suscitent également de l''inquiétude.

Europe Ecologie-Les Verts a réitéré son opposition au nucléaire lors d''un rassemblement ce mardi midi devant le siège d''EDF à Bayonne.

De son côté, le collectif d''urgence climatique Bizi ! appelle lui aussi à un rassemblement antinucléaire, ce vendredi 18 mars à 18 heures devant la BNP située rue Victor Hugo près de la mairie de Bayonne, un établissement que le collectif avait visé lors d''une action spectaculaire en octobre dernier pour exiger le retrait du financement du projet dangereux de réacteur nucléaire à Angra, au Brésil.



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