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Elections européennes

L'exemple de la lutte paysanne comme modèle européen pour José Bové

Ramuntxo Garbisu

07/05/2009

Environ 150 personnes ont assisté hier mercredi à la réunion publique de José Bové en tant que tête de liste de Europe Ecologie Sud-Ouest, au cours de laquelle un "autre Port" a été abordé. "Virons Barroso !" lui semble le premier impératif d'une nouvelle politique européenne.

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Entouré de quelques élus Verts du Pays Basque et de la Région Aquitaine, José Bové, le leader altermondialiste le plus connu par la firme Monsanto, est venu présenter les objectifs poursuivis par la liste Europe Ecologie dont il est la tête de liste pour la zone Sud-Ouest.

Revenant largement sur les combats menés au sein de Via Campesina vis à vis du refus des brevets sur le vivant, José Bové s''est présenté comme le tenant d''une autre politique européenne consistant à ne plus favoriser le subventionnement industriel, bancaire ou économique lorsqu''il n''est pas assorti d''une obligation de reconsidérer son activité.

Les dix dernières années de lutte (et parfois d''emprisonnement, a-t-il rappelé) doivent guider une nouvelle réflexion globale européenne, dont le plus grand ennemi aujourd''hui est l''Europe elle-même, à son sens, et, en particulier, la "pensée unique" défendue par le Président de la Commission Européenne.

"Nous sommes tombés d''accord avec 27 plateformes environnementalistes européennes, mais également avec le PS de Martine Aubry : la première chose à faire ajourd''hui, c''est de virer José-Manuel Barroso !", expliqua-t-il.

Pour José Bové, il s''agirait donc de cesser par exemple de cautionner une Politique Agricole Commune (PAC) dont la répartition est désormais rendue publique : "80% des subventions pour 20% des grands exploitants céréaliers, ce n''est plus acceptable, d''autant plus que ce sont eux qui, derrière, appauvrissent le plus les ressources naturelles, polluent massivement par pesticides et engrais, et sont de loin les pourvoyeurs d''emplois les plus restreints du monde agricole".

La proposition d''un Forum citoyen local sur l''appréhension des risques et des pollutions de la zone portuaire de Bayonne fut loin d''être conspuée.

Ce samedi, José Bové sera présent à la salle Lauga de Bayonne à partir de 19h, avant de se rendre le dimanche du côté d''Herri Urrats.


Un autre modèle de développement économique et social

Fustigeant les milliards d''euros accordés au secteur automobile sans obligation de répondre immédiatement à la raréfaction des énergies fossiles et au réchauffement de la planète, il concentra son intervention sur les avancées que le monde paysan continue d''effectuer.

L''exemple le plus récent de la victoire de la volonté citoyenne de savoir ce que contient leurs assiettes contre les lobbys industriels fut celui de la décision, rendue publique ce mercredi, de l''abandon par les Etats Unis d''exporter du boeuf aux hormones vers l''Europe.

"Partout où nous nous rendons, nous observons que les plus grands blocages des salariés sont motivés par la volonté de penser autrement l''économie", déclara-t-il.

Et de citer le cas des employés de Célanèse dont l''a nnonce de la fermeture à Lacq n''a pas découragés : "Ils travaillent aujourd''hui sur des projets de production alternatifs, résolument non polluants, comme nous avons aussi pu le constater chez les grévistes de GIAT Nice qui ne veulent plus construire des armes mais souhaitent mettre leurs compétences au service d''autres productions".


Pour José Bové aussi, "dans le Port, tout n''est pas forcément bon"

C''est en présence de divers acteurs associatifs et élus locaux préoccupés par les effets du Port de Bayonne que José Bové a commenté le montage EITB sur quelques aspects problématiques de la zone industrialo-portuaire de Bayonne.

Pour José Bové, le cas de Fertiladour ou de l''aciérie ADA illustre parfaitement une "colonisation des territoires par l''industrie", selon des modèles critiquables de développement où le nombre d''emplois générés ne doit pas expliquer les contraintes imposées aux riverains.

Confessant ne pas détenir de recette-miracle pour résoudre ce déséquilibre dénoncé par beaucoup d''intervenants, José Bové s''appuya sur son expérience de militant paysan pour exprimer que la première initiative devait consister en l''organisation de réunions locales, entre riverains, élus locaux, mais également salariés travaillant actuellement dans des conditions sanitaires difficiles.



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