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Traité de Lisbonne

L'Europe dans l'espoir d'un nouveau référendum en Irlande avant fin 2009

eitb.com

05/12/2008

Après le non de l'Irlande, le président français Nicolas Sarkozy a reçu ce vendredi le Premier ministre irlandais Brian Cowen, qu'il espère convaincre d'organiser un nouveau scrutin avant la fin de l'année prochaine, et voir le nouveau Traité effectif avant fin 2009

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"Aucune décision n''a été prise", a déclaré un Brian Cowen peu loquace à sa sortie du déjeuner avec le président français, qui assure encore jusqu''à la fin du mois la présidence tournante du conseil européen. "On a fait le point sur les progrès en cours", a-t-il simplement déclaré, expliquant que "la question du traité de Lisbonne sera à l''ordre du jour du conseil européen" des 11 et 12 décembre.

La présidence française, désormais résignée à laisser passer les élections européennes de juin prochain selon les règles actuelles du traité de Nice, souhaite que la réunion vienne "baliser un chemin pour l''année 2009". "Ce que nous espérons, c''est l''entrée en vigueur du traité de Lisbonne avant la fin de l''année 2009", ce qui implique que les Irlandais revotent l''an prochain, explique un diplomate.

Mais la façon de convaincre les Irlandais d''accepter un nouveau référendum n''est toujours pas arrêtée, même si certains évoquent une "déclaration formelle" pour rassurer les électeurs sur l''impact de l''entrée en vigueur.

En toute hypothèse, il faudra "répondre aux fantasmes, aux angoisses et aux désinformations qui ont marqué la campagne référendaire", note ce diplomate français. Les Irlandais sont préoccupés par l''impact du traité de Lisbonne sur la défense, l''avortement ou encore la fiscalité, alors que "rien de tout ça n''est dans le traité", note-t-on à Paris.


Les autres pays réticents ont finalisé l''accord

Pour faire avancer les choses, la France a expliqué à Dublin que le maintien des règles actuelles va coûter à l''Irlande son commissaire, alors que le traité de Lisbonne permettrait de conserver ce poste jusqu''à 2019.

Pour atténuer cet échec, il ne reste à Nicolas Sarkozy que la satisfaction d''avoir fait accepter le traité à la Suède et à la République tchèque, longtemps sceptiques.

La liste des pays qui doivent encore ratifier se réduit, outre l''Irlande, à la Pologne, dont le président Lech Kaczynski se refuse depuis près de six mois à apposer sa signature sur le texte, mais que Nicolas Sarkozy ne désespère pas de convaincre. "Si tout va bien, il ne restera plus, et c''est notre espoir, que la situation de l''Irlande" à la fin de l''année, espère un conseiller du président.



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