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Sur fond de fraudes

Afghanistan : imbrogio électoral à l'iranienne pour protéger Karzaï

Rédaction

19/10/2009

Malgré la confirmation de fraudes aux dernières élections qui priveraient l'actuel président de sa victoire dès le premier tour, le commission afghane refuse ces conclusions.

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La Commission chargée de prononcer les résultats définitifs de la présidentielle afghane a rejeté les conclusions de la Commission des plaintes électorales (ECC), soutenue par les Nations unies, qui devraient entraîner un deuxième tour, ont annoncé lundi des responsables de l''actuelle majorité.

La "Karzai-dépendance" de l''ONU a déja vivement agité la diplomatie onusienne, avec le vif échange entre&' || 'nbsp;Kai Eide, chef norvégien de la mission de surveillance électorale de l''ONU en Afghanistan, et l''ancien N°2 de la mission, l''Américain l''Américain Peter Galbraith

L''ECC a achevé son travail d''enquête la semaine dernière sur les fraudes qui auraient entaché la présidentielle d''août dernier. Des responsables de la communauté internationale qui ont eu accès à ces résultats ont constaté que le président sortant Hamid Karzaï, qui avait obtenu 54,6% des suffrages, aurait finalement recueilli moins de 50% des voix, ce qui devrait conduire à l''organisation d''un second tour contre son rival Adbullah Abdullah.

Ils se sont exprimé de manière anonyme, mais ont assuré que ces résultats étaient "irréfutables". Mais la Commission électorale indépendante, dominée par des proches de Karzao, a refusé les résultats, selon des responsables. Et le porte-parole du président afghan, Waheed Omar, a pricisé que le président n''accepterait les risultats qu''une fois communiqués publiquement.

Cette déclaration laisse craindre qu''Hamid Karzaï refuse l''organisation d''un deuxième tour, même après la publication des chiffres.

La communauté internationale, traditionnellement "sensible" à ce type de détournement électoral, devra déterminer rapidement si elle exerce sur le pouvoir de Kaboul une pression identique à celle qu''elle réserva à Téhéran contre Mahmoud Ahmadinejad.


La diplomatie française "insiste", mais sans intervenir

Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, en visite à Kaboul, avait appelé dimanche le président afghan, Hamid Karzaï, et son principal adversaire à l''élection présidentielle, Abdullah Abdullah, à accepter le résultat final qui sera annoncé officiellement dans deux jours.

"Je veux demander au président Karzaï et à M. Abdullah de respecter et d''accepter le résultat approuvé conjointement par la Commission électorale indépendante (CEI) et la Commission des plaintes électorales (ECC)", avait déclaré M. Kouchner lors d''une conférence de presse à Kaboul.

Le chef de la diplomatie française a néanmoins indiqué qu''il ne veut pas imposer une quelconque idée, ni intervenir dans les élections afghanes.



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