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Karzaï veut rassurer sur la lutte contre la corruption

Agences

09/11/2009

Le président afghan affirme que les responsables corrompus n'auront pas leur place dans la nouvelle administration afghane.

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Le président afghan Hamid Karzaï, réélu faute de second tour, déclare dans une interview diffusée lundi sur la chaîne publique américaine PBS prendre des mesures contre la corruption au sein de son gouvernement.

Accusé par les Etats-Unis de ne pas en faire assez sur la question de la corruption, le président récemment réélu dans la controverse dit combattre à la fois la "corruption habituelle au sein de n''importe quel gouvernement" et "une corruption d''un genre nouveau".

Cette corruption, explique-t-il dans l''émission "The NewsHour with Jim Lehrer", est "beaucoup plus grave", "nouvelle pour l''Afghanistan" et provient de l''arrivée massive d''argent de l''étranger.

Une corruption résultat de la présence internationale

Sans citer d''exemples en particulier, Karzaï mentionne les mécanismes contractuels, le manque de transparence dans les appels d''offres et la corruption dans la mise en oeuvre des projets parmi ces "nouveaux et graves" problèmes.

Le président afghan a par ailleurs jugé que les pays donateurs avaient une part de responsabilité dans la corruption en raison des défaillances du système relatif à la gestion des projets. "Il y a une réelle corruption dans la mise en oeuvre de ces projets et la responsabilité de cette corruption est du ressort de la communauté internationale", a-t-il estimé. "J''ai bon espoir que nous puissions surmonter tous ces défis par une coopération conjointe".

"C''est pourquoi nous devrons d''abord nous y attaquer mais aussi espérer que nos partenaires au sein de la communauté internationale reconnaîtront aussi ces problèmes et essaieront de les corriger avec nous", a-t-il dit.

A propos de la corruption gouvernementale, Hamid Karzaï affirme: "Là où nous avons trouvé des preuves de pratiques de corruption de la part de hauts représentants gouvernementaux, nous avons agi, ils sont allés en prison."

Il exhorte les alliés à respecter le système judiciaire de l''Afghanistan et la souveraineté du pays. Il suggère notamment que l''Afghanistan et les Etats-Unis apprennent à respecter mutuellement leurs "sensibilités culturelles respectives".

La lutte contre la corruption comme programme de gouvernement

Hamid Karzaï a également promis qu''il n''y aurait aucune place pour des responsables corrompus au sein de sa nouvelle administration, ainsi que le réclament Washington et ses partenaires internationaux qui réfléchissent à l''envoi de renforts pour lutter contre l''insurrection talibane.

"Les individus qui sont impliqués dans la corruption n''auront pas de place dans le gouvernement", a juré Hamid Karzaï lors de l''entretien.

Le président afghan a souligné qu''il espérait recruter des personnes "qui ont des compétences et du talent", qu''il s''agisse de femmes ou d''hommes.

Il a tenu ces propos alors que l''OTAN a annoncé dans la journée la mort de trois nouveaux soldats de la coalition -un Américain et deux Britanniques- lors de combats dans des zones où sont présents en nombre des talibans dans l''ouest et le sud de l''Afghanistan.

Dans un communiqué, l''Alliance a précisé qu''un soldat américain avait été tué samedi dans une attaque de l''insurrection dans l''ouest du pays, ajoutant sans plus de détails qu''il ne participait pas à l''opération actuellement menée afin de retrouver deux parachutistes portés disparus depuis mercredi.

Deux militaires britanniques sont par ailleurs morts samedi et dimanche dans des explosions dans la province méridionale d''Helmand. Leur décès portent à 232 le nombre de soldats britanniques morts dans le pays -201 de ces hommes étant tombés sous le feu ennemi.

La Grande-Bretagne est le deuxième pays contributeur de la Force internationale d''assistance à la sécurité (FIAS) après les Etats-Unis. Environ 9.000 soldats britanniques sont actuellement déployés dans le pays, Londres ayant promis d''en envoyer 500 de plus en octobre dernier.

Le chef des forces armées britanniques, Jock Stirrup, a reconnu dimanche que l''opinion publique au Royaume-Uni n''était pas persuadée que la coalition de l''OTAN pouvait l''emporter en Afghanistan.



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