Infos

international

Restez informé par RSS

international

Etats-Unis

Obama plaide pour les réformes fiscales dans son discours à la nation

Rédaction

25/01/2012

Le président américain Barack Obama a livré mardi soir le dernier discours sur l'état de l'Union de son mandat, dénonçant les inégalités de revenus.

Commentaires

Faisant preuve de ferveur à quelques mois de l'élection présidentielle de novembre, le président américain Barack Obama a livré mardi soir le dernier discours sur l'état de l'Union de son mandat, dénonçant les inégalités de revenus.

"Nous pouvons nous contenter d'un pays où un nombre de plus en plus petit de gens s'en tirent très bien, alors qu'un nombre grandissant d'Américains peinent à joindre les deux bouts", a déclaré M. Obama, "ou tenter d'instaurer une économie où tout le monde a droit à une chance égale, tout le monde met la main à la pâte et tout le monde joue en fonction des mêmes règles".

Lors de son troisième discours sur l'état de l'Union, qui a duré environ une heure, le président américain a affirmé que l'enjeu n'était ni les valeurs démocrates, ni les valeurs républicaines, mais les valeurs américaines. Au passage, il n'a toutefois pas manqué de s'en prendre à rivaux républicains au Congrès.

Lors de son discours, mardi soir, le président a également insisté sur une "justice fiscale", une cause qui lui est chère et qui a été stimulée par le mouvement Occupons Wall Street et par Mitt Romney, le rival potentiel de M. Obama en novembre prochain.

Confrontés à d'intenses pressions, les responsables de campagne de M. Romney ont dévoilé les données fiscales du candidat républicain. Il y est révélé que celui-ci a engrangé plus de 42 millions de dollars en deux ans, provenant en majeure partie de revenus d'investissement, et versé un taux d'imposition de 14%.

"Nous devons changer notre code fiscal pour que des gens comme moi, et un important nombre de membres du Congrès, paient leur juste part d'impôts", a proposé le président.

Barack Obama a aussi fait valoir la "norme Buffett", du nom du milliardaire démocrate américain Warren Buffett, qui avait déploré que sa secrétaire paie un taux d'imposition supérieur au sien.

Cette employée, Debbie Bosanek, était assise aux côtés de la première dame Michelle Obama durant le discours sur l'état de l'Union. M. Obama s'est d'ailleurs adressé à elle pendant son allocution.

"Une réforme fiscale devrait respecter les grandes lignes de la 'norme Buffett': si vous gagnez plus d'un million de dollars par an, vous ne devriez pas payer moins de 30% en impôts", a-t-il observé. "Par contre, si vous gagnez moins de 250.000 dollars, comme 98% des familles américaines, vous ne devriez pas payer plus d'impôts. Vous êtes ceux qui doivent se battre contre des prix en hausse et des salaires qui stagnent. Vous êtes ceux ayant besoin d'aide".

Le chef de la Maison Blanche a balayé les accusations des républicains selon lesquelles de telles propositions divisent l'opinion publique.




Les infos du Pays Basque

  • Euskal Herria

    Euskal Herria

    Retrouvez toutes nos actualités les plus récentes relatives au Pays Basque recueillies sur une seule page.

Le plus vu