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Bayonne, un an après les Municipales

Pour Jean Grenet, désormais, à Bayonne, il n'y a plus "Péry en la demeure"

Ramuntxo Garbisu

25/03/2009

La trajectoire politique de cette socialiste bayonnaise s'est confrontée aux scrutins municipaux contre les Grenet père et fils. Après une brillante carrière en Europe et dans le gouvernement Jospin, le retrait politique de Nicole Péry en 2003 est une date clé de l'histoire de Bayonne.

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La Bayonnaise Nicole Péry aura été l''adversaire politique le plus tenace de la famille Grenet. Professeur de lettres née en 1943, elle rentre dans la vie publique en devenant l''Adjointe socialiste du Maire de Ciboure, en 1977, mais c''est en 1983 que sa carrière politique s''accélère.

Elle quitte ce village de la côte basque pour se présenter en tête de liste aux élections municipales de Bayonne, où elle devient Conseillère Municipale dans l''opposition.

En 1984, elle est l''une des premières femmes élues au Parlement européen, dont elle sera la Vice-Présidente jusqu''en 1997. C''est une période extraordinairement chargée dans sa vie, où elle prend part à des commissions sur la jeunesse, la culture et l''éducation, mais également intervient sur les problèmes liés à l''énergie, la coopération avec l''Afrique et l''Amérique Latine, la pêche, l''agriculture et le développement rural.

A chaque scrutin local, elle se présente en redoutable adversaire face à Henri Grenet, puis face à son fils Jean, qu''elle oblige à un second tour en 1995 pour son premier mandat.

Un destin national

En 1997, elle ravit le poste de député à Alain Lamassoure, alors porte-parole du gouvernement d''Alain Juppé. Un succès qui va la propulser au devant de la scène nationale, rentrant dans le gouvernement de Lionel Jospin en tant que Chargée de Mission pour les Langues et Cultures Régionales qu''elle connait bien.

C''est en 1998 qu''elle acceptera enfin le poste auquel elle aspirait le plus, Secrétaire d''Etat aux droits des femmes et à la formation professionnelle.

La violence faite aux femmes :&' || 'nbsp; un sujet encore tabou dans un pays où, en 2000, un couple sur dix connaît de telles violences en son sein, elle engage l''Etat à prendre sa part de responsabilité au niveau de la parole publique, et lance des campagnes massives de sensibilisation.

Un combat politique qu''elle mènera jusqu''en 2002 et la ré-élection de Jacques Chirac.

Elle quitte alors son Ministère en incitant à "construire ensemble une voie qui n''est pas un "long fleuve tranquille" au milieu de tant d''intérêts divergents et de jeux de pouvoirs, dans un univers plus transparent, mieux compris par l''opinion publique, moins dominé par une forêt de sigles pour initiés, moins dominé par des tensions institutionnelles permanentes".

"Jospin m''a tuer"

Cette très importante charge ministérielle l''a détourne des enjeux locaux bayonnais et, en 2001, afin de respecter le principe du non-cumul de mandats, elle choisit de rester au gouvernement de Jospin et de ne pas se présenter contre Jean Grenet qui vient d''achever son premier mandat.

Sa suppléante, Colette Capdevielle, ne peut que limiter les débats, battue dès le premier tour de scrutin.

En 2003, Nicole Péry annonce son retrait de la vie politique, pour des raisons personnelles liées au manque des siens.

Jean Grenet lui remettra la Médaille d''Or de la Ville, afin de récompenser une femme admirable, une adversaire politique respectée, et une concurrente directe auprès de l''électorat des femmes, des sensibilités de gauche et abertzale qui s''éloigne définitivement.



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