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"Il y avait des éléments évidents" pour fermer Egunkaria

Rédaction

16/12/2009

La Garde civil a décalré que des "éléments évidents" étaient apparus dans l'enquête, des éléments suffisants pour justifier la fermeture du quotidien en langue basque Egunkaria.

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Lors de la deuxième session du procès d''Egunkaria mercredi, qui aura duré à peine deux heures, trois gardes civils ont témoigné en qualité de témoins.

Seul les avocats de l''association Dignidad y Justicia (Dignité et Justice) et l''Association des victimes du terrorisme (AVT) et des accusés ont posé des questions aux témoins, le procureur s''abstenant, comme la veille, de les interroger.

Le garde civil qui a conduit l''enquête a expliqué que les perquisitions furent opérées après avoir été informé que des relations entre un réseau de financement et l''ETA existait. Il a ensuite poursuivi assurant que, d''après les recherches, il y avait bien des éléments "évidents" de liens entre le quotidien et l''ETA.

L''avocat de la défense, Iñigo Iruin, a demandé à l''enquêteur s''il avait lui même exigé la fermeture du journal, sans qu''il puisse répondre par l''affirmative.

Le même militaire a ensuite reconnu que la Garde civile a enquêté de manière exhaustive une trentaine d''entreprises majoritairement liées à la culture basque, sur des éléments attestant de liens existants avec l''ETA.

Accusation de torture

Sur les questions de torture, un autre militaire a rappelé que "l''unique incident" s''est produit pendant leur garde-à-vue a été une "chute" dont a été victime Iñaki Uria qui a ensuite été assisté d''un médecin, sans plus lpouvoir donner de détails sur le reste de l''interpellation.

La suite du procès Euskaldunon Egunkaria se poursuivra le 12 janvier à l''Audience Nationale, à Madrid.



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