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Mandat d'arrêt européen

À Ispoure, huit jeunes visés par un mandat d'arrêt s'enferment

Rédaction

23/02/2011

Tous originaires du Pays Basque sud, les huit jeunes indépendantistes craignent d'être extradés. Ils avaient fui l'opération policière menée en octobre dernier contre le mouvement de jeunes Segi.

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Huit jeunes indépendantistes basques visés par un mandat d''arrêt européen (MAE) se sont enfermés à Ispoure (Basse Navarre), craignant d''être détenus et extradités.

Tous originaires du Pays Basque sud, les huit jeunes sont Aiala Zaldibar, Bergoi Madernaz, Salbador et Jazintz Ramirez, Aitziber Plazaola, Endika Perez, Irati Tobar et Beñat Lizeaga.

Lors d''une conférence de presse, ce lundi 21 février, ils ont dit qu''ils ont eu de la chance d''avoir fui l''opération policière menée en octobre dernier contre le mouvement de jeunes indépendantistes Segi (interdit par la justice espagnole). Faisant l''objet de mandats d''arrêt, ils craignent d''être détenus et ont décidé de s''enfermer à Ispoure, en demandant le respect des "droits civiques et politiques".

Des représentants d''Abertzaleen Batasuna, Batasuna, Askatasuna, Anai Artea, Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Solidaires, CDDHPV, Segi et LAB ont manifesté pendant la conférence de presse leur soutien aux jeunes enfermés.

Entré en vigueur en France le 12 mars 2004, le mandat d''arrêt européen a été mis en place à la demande de l''Espagne pour simplifier les procédures d''extradition. Le mandat d''arrêt est dénoncé par les organisations des droits de l''Homme comme "permettant de museler les opposants politiques, notamment par une extension abusive de la notion de "terrorisme" qui peut englober désormais toute expression politique tant soit peu radicale".

Les mobilisations contre le mandat d''arrêt européen se sont intensifiées au Pays Basque nord après le feu vert de la justice française au MAE de l''Espagne à l''encontre d''Aurore Martin, ancienne dirigeante de Batasuna, parti indépendantiste légal en France mais interdit en Espagne.

Avec Aurore Martin, le MAE était appliqué pour la première fois envers une militante politique basque de nationalité française pour des supposés "crimes et délits" qui, aux yeux de la loi française, n''en sont pas, ce qui a poussé de nombreuses voix du monde politique et associatif à s''élever contre l''application du mandat d''arrêt européen.

Des formations politiques françaises comme le PC, PS, NPA, Modem, le conseiller général UMP Max Brisson et le maire de Biarritz, Didier Borotra, pour n''en citer que quelques-uns, ont publiquement demandé la non-application du MAE d''Aurore Martin.

Le samedi 26 février, aura lieu à Cambo un kantaldi (concert) en soutien à Aurore Martin et à la dynamique contre les MAE, avec la participation d''Etxamendi et Larralde, Pantxoa et Peio, Jean-Michel Bedaxagar, Michel Etxekopar, Eneko Labeguerie, Pil-Pil, Kattalin Indaburu, Nat, Txomin et Watson, Peio Serbielle, Buuzbu, entre autres, alors que samedi 5 mars à Bayonne, à 15h00 , le Collectif "Contre le mandat européen" appelle tous ceux qui se sont mobilisés contre l''application du mandat d''arrêt européen à former une chaine humaine la plus longue possible.




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