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Présidentielles 2012

Entre les PS et les écolos, l'EPR est devant

Rédaction

08/11/2011

Les négociations entre socialistes et écologistes butent sur la question de la sortie du nucléaire, et plus particulièrement sur le projet de la centrale EPR, que François Hollande entend poursuivre.

  • La centrale nucléaire EPR de Flamanville en point dur d'un accord PS/EELV.

    La centrale nucléaire EPR de Flamanville en point dur d'un accord PS/EELV.

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Le candidat PS à l'élection présidentielle François Hollande, en s'engageant, lundi soir sur France 2, à "préserver la construction d'un EPR" (réacteur nucléaire de troisième génération), n'a sans doute pas été surpris par la réaction en chaine que sa position a généré au sein du groupe Europe Ecologie les Verts, qui font de la sortie du nucléaire un point dur de négociation avant les Présidentielles de 2012.

"75% de nucléaire c'est trop élevé par rapport à ce que nous devons faire en matière de diversification des sources d'énergie mais je préserverai la construction d'un EPR", a déclaré François Hollande sur France 2, en réponse à une question sur l'avenir de l'EPR à Flamanville en cours de construction.

"On doit vérifier si ses propos d'hier sont définitifs", a renchéri Jean-Vincent Placé (EELV) qui s'est dit "surpris" par le "ton inapproprié" de l'intervention du candidat PS.

Les propos du candidat PS à la présidentielle, favorable à une diminution de la part du nucléaire dans la production d'électricité de 75 % à 50 % d'ici 2025, intervenaient au lendemain de l'ultimatum de la candidate d'EELV à la présidentielle, Eva Joly, peu apprécié au PS, sur le thème : ou il y a un accord global arrêtant l'EPR avant le 19 novembre ou alors "il n'y a plus d'accord".

Si le bras de fer s'intensifie donc entre le PS et Europe Ecologie-Les Verts (EELV) dans les négociations pour trouver un accord "en dix jours" pour la présidentielle et les législatives de 2012, on s'efforce de dédramatiser les tensions dans chaque camp, en affirmant la volonté de parvenir à un accord

Mardi, Cécile Duflot, numéro un du parti, n'a pas voulu "dramatiser" la déclaration de M. Hollande, d'ailleurs déjà faite pendant la primaire PS.

Mais "je ne vais pas (la) banaliser" non plus, a-t-elle fait valoir, se demandant si cela "signifie une fin de non-recevoir" augurant une "stratégie faisant l'impasse sur le rassemblement de la gauche et des écologistes".

Pour tenter de trouver un compromis, la chef de file des écologistes souhaite s'entretenir au plus vite avec François Hollande et Martine Aubry, première secrétaire du PS.

De son côté, le chef de file des députés PS, Jean-Marc Ayrault, a appelé mardi les écologistes à "ne pas être prisonniers d'un symbole" avec l'EPR, prévenant que sinon "il n'y a pas d'accord possible".

Jugeant qu'"il n'y a pas d'ultimatum à afficher de la part de qui que ce soit", M. Ayrault a affirmé que les socialistes ont "la volonté d'aboutir" à un accord avec les écologistes "mais en respectant la cohérence du candidat François Hollande qui a été clair pendant la campagne des primaires" sur le nucléaire.



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