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Lignes à grande vitesse

PS/EELV : après l'EPR, la LGV s'invite au débat

Rédaction

22/11/2011

Au Havre, Cécile Duflot a déclaré préféré privilégier la vitesse au quotidien sur les voies existantes plutôt que "la grande vitesse", adoubée par le candidat socialiste François Hollande.

  • Cécile Duflot hostile au nom d'Europe Ecologie les Verts au projet de LGV.

    Cécile Duflot hostile au nom d'Europe Ecologie les Verts au projet de LGV. Montage EITB

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Bien que sauvé in extremis après des atermoiements à faire frissonner de plaisir le camp UMP, l'accord arraché sur le nucléaire par le Parti Socialiste et Europe Ecologie Les Verts (EELV) pourrait être suivi de nouvelles frictions sur un autre sujet de choix de société, celui du dossier LGV.

Mobilisant des dizaines de milliards d'euros pour la création de nouvelles lignes ferroviaires sur le territoire français, cette infrastructure européenne est également qualifiée d'inutile et de ruineuse par ses opposants, quand le gouvernement actuel entend bien pour sa part l'imposer comme "un avion sur train", présenté comme "vert", à même selon ses promoteurs de concurrencer l'avion et de repenser le transport routier de marchandises.

Du côté du Parti Socialiste, crise oblige, la question est posée, de par son financement public très important, reposant en particulier sur un endettement des Régions, majoritairement à gauche.

Face à ces "enjeux de l'avenir", la position de François Hollande a été clarifiée dès l'an passé, avec un "Je suis favorable à la LGV" motivé par son désir de voir des régions "équipées, structurées et modernisées plutôt qu'une région qui attend d'être désenclavée pour préparer les choix de demain"

Ce mardi, la visite au Havre de la secrétaire nationale d'EELV a contrasté avec cette adhésion, en dévoilant la position du parti écologiste sur le projet de la future ligne à Grande Vitesse Paris-Normandie.

"La priorité n'est pas de gagner du temps, mais bien d'apporter des réponses aux besoins des usagers amenés à se déplacer quotidiennement", a affirmé Cécile Duflot, face à un projet dont le coût global est chiffré entre 9 à 15 milliards d'euros pour mettre Rouen à 45 minutes de Paris et Le Havre à 1 heure 15 d'ici 2017.

"Ce projet est une opération de communication politique pour faire bien, pour faire chic, alors qu'on sait qu'il ne se fera pas", a-t-elle réagi, en revendiquant l'utilisation des voies actuelles modernisées.

Pour les contribuables, a-t-elle estimé, les milliards d'euros qui doivent être investis dans la Ligne à Grande Vitesse devraient être réaffectés pour améliorer l'existant, soit les lignes Rouen-Caen, Rouen-Dieppe ou encore Caen-Rennes.

Pour ne prendre qu'un seul exemple de cohabitation tendue sur ce sujet, citons la Région Aquitaine, où le président socialiste Alain Rousset maintient sa position pro-LGV, quand les élus EELV participent à toutes les manifestations contre le projet de LGV Atlantique, notamment au Pays Basque nord, où la contestation ne faiblit pas depuis 1997.



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