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Sarkozy annonce des "mesures d'urgence", les syndicats restent mesurés

Rédaction

18/01/2012

Nicolas Sarkozy a annoncé mercredi une série de mesures "d'urgence" face à la crise. Le coût total de ces mesures est estimé à 430 millions d'euros.

  • Sommet social à l'Elysée.

    Sommet social à l'Elysée. Photo: EFE

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Le président Nicolas Sarkozy a annoncé mercredi une série de mesures "d'urgence" face à la crise, pour favoriser "l'activité partielle", l'embauche des jeunes dans les petites entreprises, renforcer Pôle emploi, et former les chômeurs de longue durée, à l'issue du sommet social qui s'est tenu à l'Elysée. Le coût total de ces mesures est estimé à 430 millions d'euros, selon l'Elysée.

En ce qui concerne le chômage partiel, le chef de l'Etat a promis de "tout faire pour éviter de couper le lien entre le salarié et son entreprise (...), fusse en activité partielle", mais aussi de "tout faire pour former les salariés pendant leur temps libre forcé". Selon Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière, l'effort de l'Etat sur ce dossier représentera "100 millions d'euros supplémentaires".

Nicolas Sarkozy a aussi annoncé qu'il n'y aurait "aucune charge pesant sur les jeunes embauchés dans les TPE (très petites entreprises)" et présenté un "plan sans précédent de formation des chômeurs très éloignés de l'emploi", c'est-à-dire au chômage depuis au moins deux ans.

"Tous sans exception se verront proposer, soit une formation, soit un emploi, soit un processus de resocialisation (...) soit un contrat aidé marchand ou non marchand", a détaillé le chef de l'Etat.

Nicolas Sarkozy s'est engagé à renforcer l'effectif de Pôle emploi à hauteur de 1.000 emplois, pour répondre à la hausse du chômage. Ces effectifs seront embauchés en CDD (contrats à durée déterminée) pour un coût de 39 millions d'euros, précise le document fourni par l'Elysée.

Le coût total de ces mesures est évalué par l'Élysée à 430 millions d'euros. Cet effort "sera financé par redéploiement pour ne pas accroître d'un centime le déficit de notre pays", a-t-il précisé.

Par ailleurs, le chef de l'Etat a listé les "grands chantiers à venir", notamment la réforme de la formation professionnelle, le financement de la protection sociale, le financement de l'industrie -via la création possible d'un "établissement dédié"-, le logement, et enfin la taxe sur les transactions financières.

Sur ces chantiers, dont fait partie le sujet très controversé de la TVA dite "sociale", le chef de l'Etat a renvoyé ses décisions à la fin du mois. Le sommet social a pris fin peu après 13h, après plus de quatre heures de discussions entre Nicolas Sarkozy et les représentants syndicaux et patronaux réunis à l'Elysée.


Les syndicats poursuivront la mobilisation

Le leader de la CGT, Bernard Thibault, a estimé que "les mesures prises n'auront aucun impact sur l'emploi". "Nous sommes en profond désaccord sur le coût du travail" a-t-il précisé avant d'appeler à ne pas lâcher prise. "Il va falloir rester mobiliser parce qu'il n'y a pas d'annonces plus précise", a-t-il déclaré sur le perron l'Elysée.

Pour François Chérèque, "ce sommet arrive avec 5 mois de retard". Le secrétaire général de la CFDT a indiqué que son syndicat prenait les "quelques mesures utiles" avancées par le gouvernement lors du sommet social, tout en regrettant "le flou" entourant leur financement.

S'il s'est dit "prêt" à se remettre autour d'une table pour continuer les discussions, François Chérèque a répété son opposition à une augmentation de la TVA, qui "n'a rien de sociale". "Ca ne peut pas se faire de manière précipitée", a résumé le secrétaire général.



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