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Pays Basque : "M. Hollande, il est urgent que change cette attitude"

Rédaction

05/07/2012

Un nouveau collectif pour une résolution du conflit en Pays Basque appelle le président français à s'impliquer dans la recherche d'une paix durable en Pays Basque.

  • François Hollande.

    François Hollande. Photo: EFE

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Un nouveau collectif, le Mouvement pour une résolution du conflit en Pays Basque, a adressé une lettre ouverte au président français François Hollande pour lui demander de s'impliquer davantage dans la recherche d'une paix durable en Pays Basque.

Le collectif, intégré par des membres d’Anai Artea, de LAB, du NPA, d’Abertzaleen Batasuna, de Batasuna, de la Ligue des droits de l’homme, du CDDHPB, d’Etxerat, de la CFDT, de la CGT, de Solidaires, d’élus d’EELV et du PC, a présenté sa lettre lors d'une conférence de presse à Bayonne mercredi après-midi, par hasard au moment où se produisait en Soule une opération policière pour arrêter Juan Maria Mujika.

C'est précisément ce genre d'opérations policières qui illustre, selon le collectif, que l'Etat français "n'envisage pas de s'investir" dans le processus de paix et que "sa seule réponse demeure la répression”.

"Avec la déclaration d'Aiete du 17 octobre 2011, à laquelle ont participé nombre de personnalités (Kofi Annan, Jonathan Powell ou encore Pierre Joxe), suivie trois jours plus tard de l'annonce par l'ETA de l'arrêt définitif de son activité armée, une opportunité s'est ouverte en faveur d'une résolution du conflit," rappellent les signataires de la lettre.

Bien que le contexte ait changé en Pays Basque, la "seule réponse de l'Etat français" à l'appel au dialogue demeure "la répression", regrettent-ils. Interpellé maintes fois par différents acteurs politiques, syndicaux, sociaux, et récemment par le Collectif des prisonniers politiques basques, l'Etat français "fait la sourde oreille" et "persiste dans la voie répressive au lieu d'assumer sa part de responsabilité dans le conflit et d'œuvrer en faveur de la paix", estiment-ils.

Pire encore, les membres du collectif reprochent à Paris d'avoir franchi "un nouveau pas en voulant faire taire les voix qui s'élèvent en faveur du processus". Et de souligner que "depuis le 17 octobre il a procédé à neuf mandats d'arrêt européen, 15 arrestations, une extradition, un troisième refus de demande de libération conditionnelle pour Jon Kepa Parot et trois ans après, la justice n'a toujours pas fait la lumière sur la disparition de Jon Anza".

Selon le collectif, "il est urgent que change cette attitude".

En attendant, le mouvement avertit qu'il sera "vigilant et actif" et qu'il continuera à "dénoncer publiquement tout acte répressif" et qu'il "actera positivement toute avancée vers un processus démocratique."

Le mouvement se joint aussi à l’appel à manifester du collectif Herrira le 13 octobre à Bayonne en faveur des droits des prisonniers.

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