Infos

Société

Restez informé par RSS

Société

Lignes à Grande Vitesse

A Hendaye, ''la population a basculé dans l'opposition''

Ramuntxo Garbisu

12/02/2010

A l'issue de l'imposante manifestation de samedi, les collectifs d'opposants et des élus du Pays Basque ont exprimé un même ''LGV ? Ni ici ni ailleurs !'', et défié ceux qui imaginent passer en force.

Commentaires

Que les opposants aient été 13.000 selon la police ou 20.000 selon les organisateurs avait moins d''importance que l''énergie commune qui s''est dégagée de l''imposante manifestation contre de nouvelles voies LGV en Pays Basque nord de ce samedi 23 janviuer 2010 à Hendaye.

Après la signature dans l''après-midi&' || 'nbsp; d''une charte européenne destinée à promouvoir un autre type d''aménagement du territoire pour les citoyens européens, dite "Charte d''Hendaye", la mobilisation de ce samedi aura cristalisé le sentiment d''un refus incontournable d''une opposition populaire qui s''inscrit sans faiblir dans la durée.

"On ne peut plus ignorer cette mobilisation populaire, ce mouvement produit des craquements dans toutes les lignes politiques avant les Régionales, ce qui nous conforte face aux obstinés de la LGV", confiait le porte-parole du CADE durant la manifestation qui, débutée à la gare d''Hendaye, avait investi le carrefour central d''Irun devant le Palais de Justice.

Il aura fallu donner l''ordre au cortège de tête de rebrousser chemin après une demi-heure d''attente, la tête de cortège ayant à peine franchi la Bidassoa à 2 km de là.

Ce samedi l''a clairement établi, le débat n''est plus technique, trop d''experts ont démoli les hypothèses sur-évaluées de l''opérateur RFF en termes de voyageurs ou de fret.

L''heure est bien au combat politique, avec le durcissement des opposants, élus ou non, à huit semaines des Régionales, pour lesquelles le slogan le plus incisif sera celui de "Pas une voix pour les pro-LGV !".

Un message qui a gagné bien au-delà des limites du Pays Basque nord (ou sud), avec la présence de collectifs venus des Landes, du Sud Gironde, du Lot-et-Garonne, du Tarn et Garonne, de Bretagne, du Rhin et du Rhône, de Poitou-Charentes, des Asturies ou d''Italie.

Après deux heures de macadam foulé, dans un ensemble aussi coloré qu''uni, aussi hétérogène à priori que compact à postériori, l''évidence partagée ce samedi est que, désormais, "la population est passée dans l''opposition", comme l''ont clamé élus et porte-paroles des collectifs.

Sans doute est-ce le Conseiller Général de St Pierre d''Irube, Alain Iriart, qui aura trouvé les mots les plus déterminés pour décrire "des élus locaux méprisés, maltraités", désormais totalement en phase avec "une population qui demande à être écoutée".

De Bayonne à Langon, d''Euskadi à Toulouse, désormais, ces voix entendent bien faire reculer "un projet insensé", "un déménagement du territoire", avant que Victor Pachon ne prononce les derniers mots des représentants des collectifs.

"Au Pays Basque, à Toulouse, à Bordeaux, en Italie et en Espagne, il y a le feu partout parce que l''on nous a piétinés ! Une simple étincelle peut mettre le feu à la plaine et ces incendiaires jouent encore avec des allumettes ? Chiche !".

Parmi les manifestants, le député Verts Noel Mamère et la tête de liste Europe-Ecologie de Gironde Marie Bové, absents lors de la manifestation du 17 octobre dernier à Bayonne, ont pu mesurer combien, sur ce chemin du basculement de la population, les futurs élus de la Région Aquitaine auraient à tenir compte de cette journée du samedi 23 janvier 2010 à Hendaye.



Les infos du Pays Basque

  • Euskal Herria

    Euskal Herria

    Retrouvez toutes nos actualités les plus récentes relatives au Pays Basque recueillies sur une seule page.

Le plus vu