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Travail le dimanche: François Fillon renvoie le débat en janvier

eitb.com

18/12/2008

L'ambiance était tellement tendue que le président de l'Assemblée Bernard Accoyer a levé la séance mercredi à 23h30, à la demande du président du groupe majoritaire Jean-François Copé.

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"On va reprendre le débat" sur le travail le dimanche "tranquillement au mois de janvier après que les esprits se soient calmés", a déclaré jeudi François Fillon sur Europe-1. "Il faut que le calme revienne".

L''ambiance était tellement tendue que le président de l''Assemblée Bernard Accoyer a levé la séance mercredi à 23h30, à la demande du président du groupe majoritaire Jean-François Copé.

"Il y a beaucoup d''énervement à l''Assemblée. Ce n''est pas complètement anormal, on est à la fin de l''année. Le Parlement a beaucoup travaillé", a noté le Premier ministre, qui a également dénoncé "une opposition qui tourne à l''obstruction".

Jean-François Copé a "bien fait" de demander la suspension des débats, "parce que quand on arrive à des situations où des parlementaires de l''opposition s''en prennent physiquement à des parlementaires de la majorité (...) je crois qu''il valait mieux arrêter les débats", a estimé François Fillon. "Il y aura en janvier un débat et un vote sur ce texte".

La gauche, venue en nombre dans l''hémicycle, a entamé la bataille contre ce qu''elle considère comme une "brèche" vers une généralisation du travail dominical, "un choix de société". Suspensions de séance, rappels au règlement, interruptions permanentes des orateurs de la majorité: socialistes, communistes et Verts ont donné le ton, allant même jusqu''à quitter brièvement l''hémicycle en signe de protestation.

"On n''a pas des conditions sereines pour travailler, et mieux vaut suspendre que de travailler dans ces conditions", a expliqué mercredi soir M. Copé. Le président du groupe UMP a justifié sa demande par les "injures" des députés de gauche et les "menaces physiques" du député communiste Maxime Gremetz à l''encontre d''un membre de son groupe. Tandis que le reste de la gauche avait quitté l''hémicycle, le bouillant député de la Somme a violemment invectivé un député UMP. Un cordon d''une demi-douzaine d''huissiers a été nécessaire pour séparer les deux hommes.

François Fillon a accusé le Parti socialiste de "dénigrer son pays en permanence" et sa Première secrétaire Martine Aubry de "mentir effrontément, sur par exemple les moyens financiers que l''Etat accorde aux universités et à la recherche dans notre pays", ou quand elle explique "que le plan de relance se limitait à 4 milliards d''euros alors qu''il est de 26 milliards. A quoi ça sert?".



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