Infos

Société

Restez informé par RSS

Société

Tauromachie

Le Conseil constitutionnel sauve la corrida

Rédaction

21/09/2012

Le Conseil consitutionnel a jugé ce vendredi que l'organisation de corridas est conforme à la Constitution.

  • La corrida a été jugée conforme à la Constitution.

    La corrida a été jugée conforme à la Constitution. Photo : EFE

Commentaires

Le Conseil constitutionnel a jugé vendredi que la corrida était compatible avec la Constitution. Les sages avaient été saisis d'une question prioritaire de constitutionnalité déposée par deux associations anticorrida.

Le Comité radicalement anticorrida (CRAC) et Droits des animaux demandaient au Conseil de dire non conforme à la Constitution l'un des alinéas de l'article 521-1 du Code pénal qui réprime la cruauté sur les animaux. Le texte ne s'applique pas aux courses de taureaux, lorsqu'une tradition locale ininterrompue peut être invoquée.

"Ainsi, la différence de traitement instaurée par le législateur entre agissements de même nature accomplis dans des zones géographiques différentes est en rapport direct avec l'objet de la loi qui l'établit", relève le Conseil.

Le critère de "tradition locale ininterrompue", inscrit dans le code pénal pour les exceptions à ces sanctions, est "précis, objectif et rationnel", a-t-on commenté au Conseil constitutionnel, en relevant que ces exceptions s'appliquent aux régions de traditions taurine, mais aussi, par exemple, aux combats de coqs aux Antilles.

La haute juridiction a établi que "ces pratiques traditionnelles ainsi autorisées ne portent pas atteinte à des droits constitutionnels protégés".

Le CRAC et l'Association Droits des Animaux avaient déposé une Question prioritaire de constitutionnalité (QPC) auprès du Conseil Constitutionnel, tendant à l'annulation de la décision du ministre de la culture et de la communication d'inscrire la corrida au patrimoine immatériel de la France et de la décision implicite par laquelle le ministre a rejeté le recours gracieux dirigé contre cette décision.

À Bayonne, en Pays Basque nord, le CRAC avait manifesté à Bayonne, alors que près de 6.000 personnes avaient déjà signé la pétition pour que Bayonne devienne "ville anti-corrida".

Réactions

Les opposants ont dénoncé une "une décision politique". Pour Jean-Pierre Garrigues, président du Comité radicalement anti-corrida (Crac), "cette décision prouve que malheureusement nous ne sommes pas en démocratie mais dans une dictature tauromachique". Il qualifie cette décision de "politique et non pas juridique".

De son côté, Brigitte Bardot estime que "le Conseil constitutionnel n’est pas constitué de Sages mais de lâches. Je suis désespérée. On vit dans un pays rétrograde qui n’évoluera jamais. C’est inacceptable de développer les plus bas instincts de l’homme. Je ne comprends pas que ça fasse plaisir aux gens de vivre dans le sang, la torture. On vit dans un pays qui est un grand abattoir !".

Les défenseurs, par contre, se réjouissent. "Cette décision est une excellente nouvelle. Le Conseil constitutionnel garantit les libertés culturelles et valide l’exception culturelle. Cela veut dire que la liberté culturelle est autorisée en France", a pour sa part déclaré André Viard, président de l’Observatoire national des cultures taurines.

Le directeur des arènes de Nîmes, Simon Casas, s’est quant à lui réjoui vendredi de la décision du Conseil constitutionnel rejetant le recours d’associations militant contre la tauromachie. "La corrida c’est un art", a-t-il déclaré, faisant référence à l'écrivain américain Ernest Hemingway ou au prix Nobel de littérature 2010 Mario Vargas Llosa, habitué des arènes de Nîmes. "Tous ces gens-là ne sont pas des imbéciles", a ajouté Simon Casas.



Commentaires

Publicité



Les infos du Pays Basque

  • Euskal Herria

    Euskal Herria

    Retrouvez toutes nos actualités les plus récentes relatives au Pays Basque recueillies sur une seule page.

Publicité

Le plus vu



© EITB - 2013 - Avertissement Légal

GROUPE EiTB - Contact - Plan du site