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08 janvier 2009

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Région Aquitaine

La Région Aquitaine s'engage dans la décentralisation

avatar Redaction - publiée 26/11/2008 | eitb.com | Commentaires: 0
A l'occasion de la commission permanente du 24 novembre, le Conseil régional a réaffirmé son engagement dans la lutte contre les discriminations. Il s'est de nouveau positionné sur les enjeux de formation professionnelle et d'apprentissage.

Estacion de Baiona LGV

La Région Aquitaine s'engage dans la décentralisation. Photo : EiTB

Lundi dernier, lors d'une Commission permanente, le Conseil régional d'Aquitaine a voté un investissement global de plus de 90,9 millions d'euros en matière sociale et professionnelle. Dans un contexte de décentralisation, la collectivité territoriale aquitaine prend définitivement à son compte la conduite de missions traditionnellement dévolues aux politiques de l'État.

A l'occasion de la commission permanente du 24 novembre, le Conseil régional a réaffirmé son engagement dans la lutte contre les discriminations. Il s'est de nouveau positionné sur les enjeux de formation professionnelle et d'apprentissage, comme il l'avait fait le 20 mars 2006 lors de la présentation du plan régional de lutte contre les discriminations.

En effet, la politique anti-discriminations de la Région s'inscrit dans la poursuite d'une politique engagée il y a plus de deux ans par les instances politiques régionales. Autour de quatre leitmotivs majeurs déclinés sur des axes plus ou moins globaux ("un accès à l'emploi et à la qualification pour toutes et tous", "une Aquitaine ouverte à toutes et tous", "un conseil régional exemplaire", "un changement des mentalités") c'est finalement le rôle plus central de l'institution régionale qui apparaît.

Depuis l'acte II de la décentralisation entreprise par le Premier Ministre Raffarin en 2003, les collectivités territoriales sont amenées à prendre des initiatives qui étaient traditionnellement de la responsabilité de l'État. Concrètement, en matière sociale et professionnelle, les collectivités territoriales ont même aujourd'hui un devoir d'initiative et de proposition. Elles peuvent engager des politiques propres tant qu'elles trouvent les financements pour les réaliser, ici près de 91 millions d'euros. C'est une dimension nouvelle dans le schéma du pouvoir en France que le préfet Rey a notamment expliqué et que le rapport Balladur devrait confirmer. Cela suppose surtout que les élus locaux prennent aussi la mesure de la dimension de la révolution politique en cours, et qu’ils acceptent cette nouvelle responsabilité, comme le Conseil régional d’Aquitaine, non pas comme une fatalité mais comme une opportunité nouvelle.

Les engagements du Conseil régional d'Aquitaine

Certes, la Région Aquitaine n'est pas encore un Lander allemand ni une communauté autonome espagnole. Elle n'en a pas encore les compétences, cela n'en reste pas moins un premier pas vers un modèle décentralisé que le Président Rousset a toujours loué, en particulier celui du Pays Basque.

Comment se traduit cet engagement ? Dans le domaine de la formation, près de 225 000 euros ont ainsi été attribués via des appels à projets "pour la prévention et la lutte contre les discriminations dans l'accès à la formation professionnelle et à l'apprentissage". Des 20 projets retenus, quatre se situent en Pyrénées-Atlantiques. Le niveau départemental sert ici de véritable relais de la politique régionale. C'est aussi une des dimensions de la décentralisation. Aussi, la Région aquitaine combine lutte contre les discriminations dans le domaine de l'insertion des jeunes, afin de promouvoir leur accès à la qualification, à l'emploi d'une part et d'autre part la mobilité géographique et professionnelle au plan régional.

Dans ce cadre, elle a décidé de conforter et d'accompagner le renforcement du pôle aéronautique pour optimiser l'offre et la demande d'emplois dans ce secteur. Le Conseil régional a ainsi mis en place un partenariat avec l'Association Régionale des Missions Locales pour développer un plan régional d'accès à la formation et à l'emploi dans l'industrie aéronautique et activités connexes, sous le label "Travailler dans l'Industrie Aéronautique en Aquitaine", soit près de 53 000 euros.

D'autres actions participent de cette mission d'équilibre territorial à l'échelle de la région, à travers la politique de tourisme solidaire par exemple. Une action sociale qui s'inscrit dans la politique de cohésion sociale et territoriale de l'Aquitaine.

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A Bidart, la société Algotech Informatique s'est vue accorder plus de 80 000 euros pour ses investissements R&D en aéronautique. Toujours dans l'aéronautique, à Biarritz, BHR recevra près de 500 000 euros pour un projet R&D sur les composites hélicoptères. A Anglet, Price Induction, toujours dans le secteur aéronautique, le Conseil régional contribuera aux efforts de R&D de l'entreprise, là aussi à hauteur de 500 000 euros, avec dans chaque entreprise la création d'emplois qualifiés à la clé.

Depuis le 1er février 2007, l'acte II de la décentralisation a transféré aux Régions de la compétence de l'inventaire général du patrimoine culturel. Ainsi, les élus régionaux ont choisi d'accompagner l'étude scientifique et la programmation d'actions de médiation pour favoriser l'appropriation de la connaissance par différentes catégories de public. C'est ainsi que la ville d'Urrugne s'est vue confier une mission d'étude du territoire communal.

Une aide exceptionnelle pour l'élevage

Face à un contexte économique particulièrement difficile, une aide régionale exceptionnelle à la filière élevage et en particulier ovine a été décidée. Un plan d'action régional doté d'1 million d'euros, élaboré avec le GIE Herbivores Aquitaine, la Chambre Régionale d'Agriculture et les Groupements de Défense Sanitaire a été mis en place à travers quatre aides : aide urgente à la trésorerie, à hauteur de 400 000 euros, aide à la reconstitution du cheptel (350 000 euros), aux tests de fertilité (100 000 euros), à la stimulation de l'engraissement en filière bovine de qualité (150 000 euros).



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