
agrandir imageLe ministre français de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo. Photo: EFE
La France a fait état mardi de progrès sur la voie d'un accord international pour aider les pays pauvres à faire face au réchauffement de la planète, au deuxième et dernier jour du Forum des économies majeures sur l'énergie et le climat organisé. Paris a également appelé les Etats-Unis à s'engager sur des objectifs plus audacieux de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Le Forum des économies majeures (MEF) a réuni lundi et mardi à paris 17 pays représentant 80% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Le MEF constitue l'un des forums de discussions internationales devant préparer la conclusion en décembre à Copenhague d'un nouvel accord sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES). Ce traité remplacera le protocole de Kyoto, qui arrive à échéance en 2012.
Le ministre français de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, a affirmé mardi que la réunion avait permis d'avancer "d'une manière extrêmement significative" sur le financement d'une aide de 100 milliards de dollars par an destinée à aider les pays en développement à limiter leurs émissions de GES et à faire face au changement climatique.
M. Borloo a précisé que de nombreuses délégations ont soutenu une proposition du Mexique de fonds mondial de lutte contre le réchauffement auquel les pays seraient tenus de contribuer à hauteur de leur niveau de pollution actuel et passé et de leur poids économique. Les Etats pauvres paieraient ainsi moins tout en obtenant davantage d'aide pour financer des programmes antipollution.
Réduction des émissions GES
Le MEF n'a en revanche pas permis de progresser sur la voie d'un accord sur la réduction des émissions de GES. Se réjouissant que les Etats-Unis soient "de retour à la table des négociations" après la longue parenthèse de l'ère Bush, Jean-Louis Borloo a jugé "insuffisantes" les propositions de l'administration de Barack Obama en matière de réduction des émissions.
Les Américains ont proposé lors de la réunion de les réduire "de l'ordre de moins 5% moins 6%" par rapport à 1997, a noté le ministre, un chiffre très en deçà de l'objectif de l'Union européenne, qui s'est engagée à diminuer ses émissions de 20% à l'horizon 2020 par rapport à 1990. "On a envie de leur dire (aux Américains, NDLR): 'yes, you can', vous pouvez faire beaucoup plus", a poursuivi M. Borloo. "Vous devez faire au moins autant que l'Europe."
"C'est ce qu'on demande également au Japon et à l'Australie", a-t-il ajouté, précisant que ce dernier pays était "quasiment d'accord". M. Borloo a également assuré que les Chinois "sont absolument déterminés à lutter contre les gaz à effet de serre".
Le MEF réunit les pays du G8 (Etats-Unis, Japon, Allemagne, France, Grande-Bretagne, Italie, Canada et Russie) cinq grandes économies émergentes (Chine, Inde, Brésil, Mexique, Afrique du Sud) ainsi que l'Australie, la Corée du Sud, l'Indonésie et le Danemark, convié en sa qualité d'hôte du sommet de Copenhague. Les Nations unies et l'Union européenne sont également membres de cette instance.
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