
Le gouvernement espagnol avait jusqu'au 5 juillet pour trancher dans le dossier polémique du maintien d'activité de la plus ancienne centrale nucléaire du pays, à Goroña.
Malgré les appels de la région voisine d'Alava (Pays Basque sud) et les multiples dénonciations de Greenpeace, la centrale restera ouverte, selon les propos du Président de l'Asssociation Espagnole de l'Industrie Electrique, (Unesa), Pedro Rivero.
Une décision qui devrait être officialisée ce soir par le Premier Ministre espagnol, José Luis Zapatero, malgré ses promesses de mettre fin à une exploitation émaillée de nombreux incidents ces derniers temps.
Avec plus de 1.000 emplois concernés directement par cette activité, la volonté locale aura certainement été déterminante, associée à la promesse d'importants travaux de rénovation de la centrale.
Greenpeace devrait contester cette décision devant les tribunaux.
Le responsable de la Campagne Nucléaire de Greenpeace Espagne, Carlos Bravo, a qualifiée cette décision "d'absurdité".
Cela fait des mois que l'organisation écologiste demande la fermeture immédiate de la centrale, rappelant au gouvernement ses promesses électorales.
Un collectif regroupant Greenpeace, les Amis de la Terre, Ecologistes en Action et WWF devrait rapidement déposer un recours juridique pour mise en danger d'autrui.
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