25 août 2010
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Démantelée en début d'année prochaine

Avant de tourner définitivement la page des terrains de Fertiladour...

Ramuntxo Garbisu - 29/10/2008 | Bayonne |
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Si la pollution radioactive n'est plus à démontrer dans cette usine, l'arrêt de la production, de confinement des terres contaminées et la réhabilitation des terrains souillés sont des consignes que l'Etat ne prend pas à la légère.


curso exterior Fertiladour Boucauagrandir image

Cour extérieure de l'usine Fertiladour du Boucau - Photo : Ramuntxo Garbisu

Les instances nationales ou locales qui auront suivi à différents niveaux d'implication le cas de la pollution radioactive de cette usine Fertiladour du Boucau auront toutes été guidées par les deux mêmes préoccupations :

- d'une part vérifier que l'avenir du site n'est pas affecté durablement et que sa valorisation future, assujettie à des servitudes acceptables, ne pose ni un problème pour l'environnement, ni un problème pour la population locale ;

- d'autre part de vérifier que les injonctions qui ont été formulées pour gérer ce cas de terres de monazite contaminées par du thorium (élement radioactif d'une durée de vie de 14 milliards d'années) ont été respectées par l'exploitant du site, Mr Capdepuy.

Présent depuis le début des années 70 sur l'exploitation (autrefois sous le nom du groupe RENO), il a été la personne référente du dossier, en tant que directeur d'exploitation de cette activité de broyage de cette terre radioactive "naturelle" - comme il le souligne systématiquement -, et d'autre part  comme chargé des travaux d'assainissement du suite suivant les injonctions préfectorales du 20 avril 2000.

Pour l'exploitant en question, "le problème est réglé depuis 2002", c'est à dire depuis l'excavation des terres les plus contaminées (jusqu'à 350 fois la radio-activité naturelle) et leur confinement à l'intérieur de l'usine, le démantèlement de la structure de broyage qui aura traité 50.000 tonnes de monazite de 1973 à 1992, et la gestion - laissée à son estimation - des risques liées à la zone d'où ont été extraites ces terres problématiques, soit un volume de 11.000 m3.

En 2004, le site Internet de l'Agence Nationale peut donc publier une note de "Source RENO"  détaillant 298,4 m3 de terres "à Très Faible Activité radioactive" et 13,6 m3 de terres "à Moyenne Activité radioactive". Soit plus de 300 m3 de terres sur lesquels une surveillance stricte s'impose.



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