

Manifestation d'Amnesty International pour la fermeture de Guantanamo. Photo : EFE
Comme chaque année, des militants de l'organisation de défense des droits de l'Homme Amnesty International ont manifesté ce matin devant l'ambassade des Etats-Unis, à Bruxelles, pour réclamer la fermeture de la prison de Guantanamo.
"Vu la volonté exprimée par le nouveau président américain Barack Obama de fermer cette prison, espérons que nous ne soyons pas ici de nouveau l'année prochaine", a lancé Françoise Dieryck, coordinatrice "Etats-Unis" pour Amnesty International, aux manifestants.
La prison de Guantanamo, située sur le site de la base américaine du même nom sur l'île de Cuba, a vu passer près de 800 prisonniers depuis son ouverture, la plupart sans inculpation ni jugement, indique Amnesty International. 250 prisonniers y seraient toujours présents à l'heure actuelle.
"Quelques-uns d'entre-eux plaident coupables. Pour ceux-là, nous réclamons un procès équitable mené par une juridiction civile indépendante et non par une commission militaire", poursuit Françoise Dieryck. "Ceux à qui les autorités américaines n'ont rien à reprocher doivent être relâchés."
Sa fermeture reste programmée
Le président élu américain Barack Obama a reconnu dans un entretien diffusé dimanche par la chaîne ABC que sapromesse de campagne de fermer rapidement le camp de prisonniers de Guantanamo, à Cuba, sera plus difficile à appliquer que prévu. Mais le camp sera bien fermé, a-t-il réaffirmé.
"C'est plus difficile que nombre de gens le pensent, et nous le ferons", a-t-il expliqué. Une "partie" des difficultés provient de la situation juridique de gens pouvant "être très dangereux", qui n'ont fait l'objet d'aucun procès ou décision judiciaire, a fait valoir M. Obama.
La question du rapatriement des prisonniers considérés "libérables" de Guantanamo pose en effet quelques problèmes, à la fois éthiques et pratiques, à la future administration américaine. "Il est en effet très délicat de renvoyer certains de ces anciens prisonniers vers leur pays d'origine où l'on sait bien qu'ils risqueront des représailles dès leur arrivée", explique un militant d'Amnesty International en marge de la manifestation.