
Façade de la Mairie de Bayonne. Photo : EITB
Cela aurait pu constituer une sorte de mini-évènement donnant lieu à une exposition ou à une réception en Mairie sous forme de bilan historique...
Bayonne a donc trouvé d'autres chats à fouetter que de s'attarder sur une particularité électorale, celle de voir la même famille Grenet présider aux plus hautes responsabilités de la Ville depuis plus d'un demi-siècle et ce 21 mars 1959.
Une caractéristique tout à fait démocratique et rendue possible par la victoire de Jean Grenet il y a un an lors des Municipales 2008.
Un bref retour sur les enjeux du scrutin permettra de comprendre comment le Maire sortant choisit d'anticiper ce que son opposant le plus direct, Yves Ugalde, qualifiait alors de "signes de fatigue du système Grenet père et fils".
En se dégageant le plus possible de son étiquette de député UMP, sa stratégie lui permit également de répondre aux accusations d'une opposition de gauche dont la campagne, douloureusement lancée, imposa à Jean Grenet un deuxième tour dont il ne craignait rien : fort d'un ralliement de poids avec la présence à ses côtés de l'ex-tête de liste des Verts, Martine Bisauta, il partait confié dans cette nouvelle bataille.
Une bataille qui n'aurait peut-être pas eu lieu si l'opposante historique des Grenet père et fils, la socialiste Nicole Péry, n'avait décidé de se reposer d'une carrière politique impressionnante, débutée face au père Grenet puis menée contre le fils, afin de se consacrer un peu aux siens...
Sommaire
- 50 ans de dynastie Grenet à Bayonne, et après ?
- "Rien à voir avec l'UMP " : la stratégie payante de Jean Grenet en 2008
- A Bayonne, la verte vallée de Martine Bisauta
- La gauche bayonnaise, en désordre de marche
- A droite, les candidats évitent de se bousculer pour l'instant
- Lorsqu'un élu bayonnais peut en cacher un autre
- Pour Jean Grenet, désormais, à Bayonne, il n'y a plus "Péry en la demeure"
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