
Le Ministre de l'Intérieur, Alfredo Perez Rubalcaba, a affirmé que deux des trois détenus, Iurgi Garitagoitia et Asier Borrero, avaient la responsabilité de l'organisation des commandos "légaux", c'est-à-dire non fichés par la police, qui agissaient en Espagne.
Le Ministre de l'Intérieur lors de la conférence de presse a également indiqué que les trois détenus "formaient un des groupes les plus actifs, si ce n'est le plus actif de tous ceux que l'ETA possède en ce moment". Il a précisé que les trois détenus étaient considérés comme "fuyards", c'est-à-dire comme des personnes qui étaient sous surveillance à un moment donné, avant d'échapper au contrôle de la Police.
Itziar Plaza, a fui d'Espagne après la démantèlement du commando Gipuzkoa en 2007. Elle pourrait être responsable de 20 actions entre 2004 et 2005 et être membre de l'ETA depuis plus de 6 ans.
Asier Borrero, a fui d'Espagne lorsque les services de sécurité de l'Etat ont défait le commando Bizkaia, il y a un an. Asier Borrero était impliqué dans l'attentat à la voiture piégée contre la caserne de Calahorra, un commissariat de Zarautz et deux attentats contre des sièges du Parti socialiste d'Euskadi (PSE). Selon l'Intérieur, celui-ci aurait laissé une lettre indiquant qu'il était suivi par les forces de sécurité.
Iurgi Garitagoitia fuit d'Espagne depuis quelques mois, à la suite de l'intervention de la police autonome basque, la Ertzaintza, contre un commando qui opérait à Hernani. Le ministre Rubalcaba associe Iurgi Garitagoitia avec l'attentat perpétré contre Inaxio Uria et Isaías Carrasco mais "l'enquête se poursuit" sur ce point.
Alfredo Perez Rubalcaba a immédiatement indiqué que la fuite des trois membres présumés de l'ETA, depuis 6 mois pour certain voire un an et demi pour d'autre, "n'a servi à rien" puisqu'ils "passeront désormais un long moment en prison".
Lors de la conférence de presse, le Ministre de l'intérieur a ensuite répondu à la question de savoir pourquoi les membres de l'organisation armée était chaque jour plus jeune. Selon le ministre espagnol, c'est le résultat du travail policier qui permet de les interpeller plus tôt. "Quand un jeune demande à intégrer l'ETA, il faut qu'il sache qu'il s'apprête à demander d'entrer en prison", a-t-il déclaré.
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