10 février 2010
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Deux membres présumés de l'ETA interpellés en Bretagne

Rédaction - 19/10/2009 | eitb.com |
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Aitor Elizaran Aguilar était "le chef de l'appareil politique" de l'ETA, a déclaré le ministre espagnol de l'Intérieur. Il a été interpellé en Bretagne, ainsi que sa compagne, Oihana San Vicente.

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L'un des deux membres présumés de la bande armée ETA interpellés lundi près de Carnac (Morbihan) en Bretagne, notamment Aitor Elizaran, était "le chef de l'appareil politique" de l'ETA, a déclaré le ministre espagnol de l'Intérieur, Alfredo Perez Rubalcaba.

"D'après les informations de la garde civile, c'est le chef de l'appareil politique de l'ETA", a déclaré le ministre lors d'une conférence de presse. Aitor Elizaran est soupçonné d'avoir été chargé de donner des instructions aux membres de la gauche abertzale interdite. Selon le ministre de l'Intérieur il existe une relation entre l'interpellation d'aujourd'hui et l'opération policière contre la gauche abertzale de la semaine dernière.

"Mon impression c'est qu'il s'agit de l'homme directement désigné par "Txeroki" pour remplacer "Thierry", même s'il faut se montrer prudent car cette information mérite d'être vérifiée, a-t-il ajouté.

Garikoïtz Asiazu Rubina, alias "Txeroki" fut arrêté en novembre 2008 en France. Il était le chef militaire de l'ETA, alors que l'ancien chef "politique" de l'ETA, Javier Lopez Pena, alias "Thierry", avait été interpellé en mai 2008 à Bordeaux avec trois autres dirigeants.


Oihana San Vicente

Aitor Elizaran a été interpellé lundi matin avec sa compagne, également membre présumée de l'ETA, Oihana San Vicente. Le couple était en train de charger une voiture volée et portait des armes de poing au moment de l'interpellation.

Le visage de la femme apparut le 21 décembre dernier dans une photo publiée par le journal Gara, où quatre personnes annonçaient leur intention de rejoindre l'ETA.

"Bien que nous ne soyons pas de l'ETA, on a prétendu nous juger et nous enfermer comme si nous l'étions, aussi face à cela, nous ne nous laissons pas impressionner : comme beaucoup d'autres avant nous, nous avons pris la décision de prendre les armes et de faire partie d'Euskadi Ta Askatasuna", déclaraient-elles alors.

Les enquêteurs de la Sous-direction antiterroriste (SDAT) agissaient dans le cadre d'une enquête préliminaire de la Section antiterroriste du Parquet de Paris.

Au total cinq membres présumés de la bande armée ont été interpellés ces dix derniers jours en France.



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