
"L'avion n'a pas été détruit en vol. Il paraît avoir heurté la surface de l'eau en ligne de vol avec une forte accélération verticale", a déclaré Alain Bouillard, chef d'enquête du Bureau enquête analyse (BEA), lors d'une conférence de presse au Bourget.
Le chef d'enquête du Bureau d'enquêtes et d'analyses, Alain Bouillard, a précisé que les enquêteurs étaient encore loin de pouvoir établir les causes de l'accident.
Le rapport confirme que les pilotes ont été confrontés dans les dernières minutes du drame à une série de dysfonctionnements importants, dont la perte d'indications de vitesse.
Une défaillance des sondes 'Pitot', chargées de donner les informations sur la vitesse de l'appareil, a été avancée mais Alain Bouillard a estimé qu'il s'agissait d'un "élément" et non de la cause de l'accident.
"Dans un puzzle tel qu'est une enquête accident, nous avons très peu d'éléments pour reconstituer le puzzle", a-t-il dit.
Alain Bouillard a souligné que le Bureau d'enquêtes et analyses ne pouvait guère progresser faute de disposer des enregistreurs de vol, les "boîtes noires" de l'appareil, et du résultat des autopsies que le Brésil n'a pas transmis à ce jour.
Le rapport publié conformément aux règles internationales a été présenté par le BEA un mois après l'accident. Son directeur, Paul-Louis Arslanian, en présentait les conclusions au même moment aux familles des victimes.
La recherche des boîtes noires de l'A330 du vol AF447 prolongée
Les recherches des boîtes noires de l'avion d'Air France qui s'est abîmé dans l'Atlantique le 1er juin seront prolongées, a déclaré Dominique Bussereau, le secrétaire d'Etat français aux Transports.Si les recherches acoustiques échouent, la quête sera poursuivie par d'autres moyens, a-t-il poursuivi.
"On pourrait s'arrêter aux alentours du (...) 10 juillet, on ne le fera pas. Si on ne trouve pas avec les moyens classiques jusqu'au 10 juillet, ensuite on continuera avec des moyens d'exploration sous-marins", a-t-il diéclaré sur RTL vendredi.
"Tous nos efforts, c'est dire la vérité aux familles, dire la vérité au personnel d'Air France et puis dire la vérité à chacun d'entre nous qui utilise le transport aérien et qui veut savoir ce qui s'est passé", a ajouté le secrétaire d'Etat. Les chances de retrouver les boîtes "sont assez faibles mais on y va quand même", a-t-il insisté.
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