

agrandir imageEgoi Martinez s'empare du maillot à pois. Photo : EFE
Pierrick Fédrigo (Bouygues Telecom) a signé dimanche la troisième victoire française sur le Tour de France en remportant la 9e étape à Tarbes devant l'Italien Franco Pellizotti (Liquigas). Pas de changement au classement général, où l'Italien Rinaldo Nocentini (AG2R-La Mondiale) conserve le maillot jaune et le Basque Egoi Martinez s'est emparé du maillot à pois.
A 30 ans, Fédrigo a remporté dimanche sa deuxième victoire d'étape sur la Grande Boucle, après son succès à Gap en 2006, et la deuxième de son équipe depuis le départ de Monaco après Thomas Voeckler, vainqueur mercredi à Perpignan. Brice Feillu (Agritubel) s'est, lui, imposé vendredi à Arcalis.
Le coureur de Bouygues Telecom s'est adjugé la troisième et dernière étape pyrénéenne, qui, bien que marquée par les redoutables cols d'Aspin (1ère catégorie) et du Tourmalet (hors catégorie), n'a eu aucune conséquence sur la lutte pour la victoire finale.
A Tarbes, Fédrigo a devancé au sprint Franco Pellizotti, avec qui il était échappé depuis le 20e kilomètre de l'étape. D'abord accompagné d'autres fuyards, dont l'Allemand Jens Voigt (Saxo Bank), les deux hommes ont franchi seuls le col du Tourmalet avec cinq minutes d'avance sur le peloton, avant de résister tout au long des 70km les séparant de l'arrivée, et de finalement franchir la ligne avec 34 secondes d'avance sur le peloton.
"C'est que du bonheur!", a déclaré le Français à l'arrivée. "Forcément, il faut y croire parce que si on n'y croit plus, le peloton serait revenu (...) Il fallait tout donner. Je savais qu'en haut du Tourmalet, il restait encore 70km. Dans la vallée, le vent est souvent défavorable".
"Bien sûr, on veut toujours attaquer, mais on ne sait jamais vraiment si on va être forcément dans le bon coup (...) Il faut aussi avoir les jambes pour être dans l'échappée. Aujourd'hui, c'était ma journée", a-t-il ajouté.
Comme prévu, l'ascension du Tourmalet (2.115m), bien que classée hors catégorie, était placée trop loin de l'arrivée pour permettre aux favoris d'attaquer. Les vainqueurs potentiels à Paris ont donc parcouru l'étape au train en compagnie de Rinaldo Nocentini, qui conserve son maillot jaune avec respectivement six et huit secondes d'avance sur le doublé Astana Alberto Contador et Lance Armstrong.
"Aujourd'hui, tout était assez contrôlé, je pense, même si ce n'est jamais facile", a expliqué Armstrong, septuple vainqueur de l'épreuve. "Il faisait très chaud, le tempo était assez régulier (...) On a simplement fait notre course".
Au terme de la première semaine, et avant la première journée de repos lundi, les principaux rivaux de Contador et Armstrong pour la victoire finale accusent déjà un retard rédhibitoire pour certains. Le Luxembourgeois Andy Schleck (Saxo Bank) est ainsi 9e à 1:49, le tenant du titre Carlos Sastre (Cervelo) est 16e à 2:52, tandis que l'Australien Cadel Evans (Silence-Lotto) pointe à 3:07 (18e).
Pour Armstrong, le classement général ne bougera pas avant la 15e étape et l'arrivée en altitude à Verbier, dans les Alpes suisses, dimanche prochain. "Je pense que tous les favoris considèrent que Verbier est le prochain gros test", a-t-il déclaré.
D'ici là, la 10e étape conduira mardi les coureurs les coureurs de Limoges à Issoudun, sur 194,5km.
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